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Malgré la sécheresse, nous avons une moisson de qualité !

Les moissonneuses-batteuses tournent à plein régime dans les champs des Yvelines. Les récoltes, commencées avec quinze jours d’avance en raison des conditions météo, devraient s’achever à la fin de la semaine.

Et les céréaliers du département, qui fournissent leurs marchandises aux coopératives, sont plutôt optimistes.

Ils estiment que la saison sera bonne. Inquiets en juin à cause du manque de pluie, ils sont aujourd’hui soulagés. « La profession est agréablement surprise, reconnaît Xavier Morize, exploitant de la Ferme du Clos d’Ancoigny à Saint-Nom-la-Bretèche. Le rendement et la qualité sont là. On ne s’y attendait pas. »

Comme beaucoup, l’agriculteur avait des doutes. « Les épis de blé et d’orge ont mûri en quinze jours au mois de juin en passant très vite du vert au blanc puis au jaune, explique-t-il. Nous pensions qu’en raison du manque d’eau et des fortes chaleurs, il y aurait très peu de grains. » C’est l’inverse qui s’est produit.

Selon Maxime Moulin, technicien de la coopérative de Montfort-l’Amaury, « la pluviométrie du printemps, qui a été régulière tout au long de la saison, a permis d’assurer un taux d’humidité suffisant dans le solpour permettre aux céréales de se développer. » Du coup, contre toute attente, les chiffres de cette année sont positifs pour les céréaliers dans tous les secteurs du département. Que ce soit dans la vallée de la Seine, le plateau d’Arnouville, la plaine de Versailles et le Sud-Yvelines, le rendement est à la hausse par rapport à l’an dernier. « Cette année, la récolte de blé atteint en moyenne 9 à 10 t par hectare contre 5 à 7 l’an dernier, indique-t-on à la coopérative d’Hargeville, qui stocke dans ses silos les céréales des agriculteurs du plateau d’Arnouville. L’an dernier, les épis avaient été couchés par les bourrasques de grêle et les blés avaient même germé sur pied ».

Autre bonne nouvelle, une grande partie des récoltes de cette saison sera transformée en farine. « Les grains ont les propriétés requises pour être utilisés en meunerie, insiste-t-on à la coopérative. Les boulangers s’en serviront alors pour la fabrication du pain. »

Emmanuel Baumann, exploitant à Marly-le-Roi : « il faut qu’il pleuve »Céréaliers, maraîchers, éleveurs, tous se plaignent de la sécheresse. « On a besoin d’eau, il faut qu’il pleuve », souligneEmmanuelBaumann, exploitant de la Ferme du Trou d’Enfer à Marly-le-Roi. L’homme, qui termine sa moisson de blé, redoute le pire pour les maïs qu’il doit récolter cet automne. « Cette céréale est gourmande en eau et il n’a pas plu depuis deux mois, s’alarme-t-il. Les plants de maïs ne grandissent pas. Les tiges font à peine 1,50 m de haut alors qu’elles devraient mesurer un mètre de plus. Les épis risquent de ne pas se former. »Même désarroi pour les éleveurs de bétail. Leurs champs sont grillés. « Nous allons déjà devoir piocher dans nos réserves de fourrage pour nourrir les animaux », explique l’un d’eux.

Y.F.

Source: LeParisien

 

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