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Allergènes à la carte dans les restos et boulangeries

Bonne nouvelle pour les allergiques : les commerces de bouche, les restaurants et les cantines doivent désormais indiquer les principaux allergènes présents dans leurs plats.

Soulagement chez les personnes allergiques, pour lesquelles manger à l’extérieur du domicile était une prise de risque ! Depuis le 1er juillet, dans les restaurants et cantines, chez les boulangers et les traiteurs, la liste des allergènes les plus courants doit être donnée « obligatoirement par écrit, sans que le consommateur n’ait à en faire la demande ».

Jusqu’alors, il était souvent impossible de savoir si telle sauce, tel dessert ou tel pain spécial contenait des substances allergisantes. Ainsi, en France, 8,6 % des accidents allergiques graves sont liés à des allergènes masqués.

Sur les vitrines des boulangeries

L’information sur les quatorze allergènes alimentaires les plus répandus était prévue au niveau européen depuis décembre 2014, mais sans précision sur la façon de la communiquer. Afin de dissiper ce flou, un décret pris le 17 avril 2015 crée une obligation – que certains commerçants ont mise en œuvre depuis déjà quelques mois – pour les restaurants, les cantines ou pour les ventes à la découpe chez les charcutiers, les boulangers, les traiteurs, etc.

Pour les produits non emballés, le client devra trouver l’information sur le produit lui-même ou à proximité, sur les vitrines du commerçant, par exemple.

Un régime plus souple pour les restaurants

Dans les restaurants et les cantines, l’information ne sera pas forcément aussi visible. Au départ, il était prévu que les allergènes utilisés dans la préparation des plats figurent directement sur le menu, mais les professionnels ont obtenu un régime plus souple :« le consommateur est mis en mesure d’accéder directement et librement » à cette information, précise le décret. Elle devra être fournie « sous forme écrite ».

Une partie des restaurateurs s’offusque toutefois de cette obligation : « Cette nouvelle contrainte est inacceptable […] car seuls ceux qui établissent la même carte pour 500 restaurants vont pouvoir se payer un ingénieur chimiste ou un allergologue, s’indigne le Groupement national des indépendants (GNI, une union professionnelle). Imaginons le temps que le restaurateur, qui propose chaque jour un choix de plats différents, va passer pour écrire son ardoise ? »

Possibilité de fournir l’information en ligne

Dans la pratique, le professionnel peut opter pour l’affichage de cette liste sur sa carte ou bien pour le renvoi vers un autre document accessible. Par exemple, l’enseigne Léon de Bruxelles indique sur ses menus qu’elle met à disposition la liste des allergènes dans « les dessertes des serveurs ».

Tel qu’il est rédigé, le décret laisse également la possibilité aux restaurateurs de renvoyer leurs clients vers une information en ligne.

Une start-up bretonne, CHR Numérique, a déjà développé une solution permettant au restaurateur de fournir la liste des allergènes de ses plats via un code-barres (QR code) à afficher sur sa carte. Charge au client de scanner ce code sur son smartphone ou sur une tablette mise à disposition par le restaurant. Si ce système peut faciliter les mises à jour pour le restaurateur, il peut cependant s’avérer complexe à utiliser pour le consommateur.
Patricia Chairopoulos, avec Fabienne Loiseau

Une liste trop courte pour être efficace ?Pour l’heure, quatorze allergènes (ainsi que leurs produits dérivés) sont inscrits sur la liste : arachide, céleri, céréales contenant du gluten (blé, seigle, épeautre…), conservateur E220 (dioxyde de soufre) et sulfites, crustacés, fruits à coque, graines de sésame, lait, lupin, mollusques, moutarde, œufs, poissons, soja.Le docteur Jean-Marie Renaudin, président du Réseau d’allergo-vigilance, regrette que la liste « ne soit pas assez précise, notamment sur le type de fruits à coques utilisé, les allergies portant souvent sur un seul ou deux fruits ». Sans ces précisions, des personnes allergiques risquent de se priver d’un plat inoffensif pour elles.

 

Source: 60 Millions de Consommateurs

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