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En détresse, un boulanger fait intervenir l’Assemblée nationale

Les grands travaux de voirie dans une ville sont une bénédiction pour ceux qui les souhaitent et une plaie pour ceux qui les subissent. Comme pour le gérant de la viennoiserie L’Escale gourmande, dans la rue des Bonnets, qui a vu son chiffre d’affaires baisser de 40 à 50 %.

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D’août à décembre 2013, la rue Ma Campagne a été refaite, suivie quelques mois plus tard de la rue des Bonnets. Les travaux sont programmés jusque fin mars mais provisoirement : dans cette rue, deux ou trois interventions sont encore prévues dans le courant de l’année pour terminer définitivement le chantier.

Pour cette artère, la circulation a été maintenue sur une file gérée par un feu tricolore de chantier. Au début des travaux de la rue Ma Campagne, la circulation a été déviée plus haut mais aucun panneau n’a indiqué que les commerces de la rue étaient accessibles. Ce n’est que deux mois plus tard que lesdits panneaux ont enfin été installés, suite à des demandes pressantes et réitérées. Il est évident, que dans ces conditions, les commerces de la rue des Bonnets ont perdu la majorité des clients de passage, étant donné la (presque) impossibilité de stationner.

Un licenciement

C’est le cas de la viennoiserie « l’Escale gourmande », au 85 de la rue des Bonnets, qui a vu son chiffre d’affaires baisser de 40 à 50 %. Antony Lecanu, gérant, a été contraint de licencier l’un de ses deux employés, qu’il a su fort heureusement recaser chez l’un de ses confrères. Le gérant espère bien voir revenir les clients de passage tout en étant conscient que depuis le début des travaux, les automobilistes ont changé leurs habitudes et qu’il ne sera pas évident de les faire revenir.

M. Lecanu compte bien interpeller Gérald Darmanin, non pas en sa qualité de maire, car il est bien conscient que les travaux sont nécessaires et qu’il faut bon gré mal gré les supporter, mais en sa qualité de député. Il estime que dans le cas de travaux de longue durée, l’accompagnement des commerces au niveau national est largement insuffisant. Il pourrait lui demander d’intervenir dans ce sens à l’Assemblée nationale. Il suffit de constater dans les lieux où les travaux ont éventuellement duré plus d’une année la perte d’attraction commerciale qu’ils impliquent.

 

Source: Nord Éclair

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