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Les boulangers à la conquête du petit-déjeuner

Les pouvoirs publics et les artisans boulangers veulent séduire les jeunes qui délaissent la baguette le matin au profit de la tablette. Des opérations portes ouvertes auront lieu dans les 32.000 boulangeries de France en mai.

A l’occasion de la 20ème fête du pain qui aura lieu du 11 au 17 mai prochain dans toute la France, les pouvoirs publics et les boulangers s’allient pour que le petit-déjeuner soit à nouveau un moment privilégié pour bien débuter la journée. «Nous nous sommes rendus compte que les jeunes français privilégiaient davantage leur tablette que la baguette. Ils sont de plus en plus nombreux à ne plus prendre de petits déjeuners et partir de chez eux le ventre vide», déplore Jean-Pierre Crouzet, le président de la confédération nationale de la boulangerie-pâtisserie (Cnbpf).

«Nous devons repartir à leur conquête de ce segment de marché qui sera au cœur de ces journées, abonde Dominique Anract, le président de la Fédération des boulangers de Paris. Nous avons innové avec de nouvelles viennoiseries plus petites, plus variées avec de nouveaux goûts. Nous avons aussi relancé la tartine grillée en direction des parents en même temps qu’ils ont repris goût aux boissons chaudes avec l’essor des nouvelles machines à café à dosettes, délaissant les céréales».

Pour séduire cette clientèle potentielle, les 32.000 boulangeries organiseront des journées portes ouvertes à l’occasion de la fête du pain, ainsi que des opérations de dégustations publiques et animations récréatives pour que les enfants découvrent les secrets de la fabrication du pain. Deux villes seront à l’honneur: le parvis de Notre-Dame à Paris et la place du capitole à Toulouse. «Le pain est cœur de l’histoire française, de notre patrimoine social et culturel et bien sur gastronomique, indique la secrétaire d’État au Commerce et à l’Artisanat, Carole Delga, Nous devons faire découvrir à nos enfants l’amour du métier et des produits de qualité».

Sur le plan économique, la filière représente 180.000 emplois, 10 milliards d’euros de chiffres d’affaires et 15.000 apprentis. Toutefois, ils ne sont pas assez nombreux pour assurer la relève. «Nous avons du mal à trouver des apprentis», déplore Dominique Anract, lui à la tête d’une boulangerie dans les XVIè arrondissement. Pour remédier à cette pénurie et aider la filière, Carole Delga a rappelé la mise en œuvre de trois mesures simples par le gouvernement. Tout d’abord la mise en place de primes incitatives. «Pour tout apprenti supplémentaire, une prime de 1000 euros est accordée à toutes les entreprises jusqu’à 250 salariés. Pour les TPE, ce dispositif est porté à 2.000 euros», précise la ministre.

Pour faciliter l’hébergement des apprentis, une aide spécifique leur sera accordée. Elle sera alimentée par une enveloppe de 180 millions d’euros de fonds européens et de crédits du programme d’investissement d’avenir. A Paris, la mairie s’est engagée pour le moment à fournir 60 logements pour ces jeunes en formation.

Enfin dès le 1er mai, les employeurs pourront plus facilement confier des travaux dangereux à leurs apprentis mineurs. «Concrètement, les employeurs pourront désormais se passer de demande d’autorisation préalable auprès de l’inspection du travail et la remplacer par une simple déclaration. Le texte, qui est en phase de consultation, sera soumis ensuite au Conseil d’État, en vue d’une entrée en vigueur au 1er mai», indique Carole Delga. Ces jeunes seront désormais autorisés à mettre la main à la pâté sans mettre en danger leur employeur.

 

Source: Le Figaro

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