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Bientôt un affichage des aliments allergènes dans les restaurants

Dès samedi, la présence des 14 allergènes les plus courants (arachides, lait, noix, etc.) devra être clairement indiquée dans tous les aliments, y compris au restaurant. Une mesure adoptée il y a plus de trois ans par la Commission européenne qui entre en vigueur ce week-end.

Au restaurant, le client allergique est souvent embarrassé de devoir faire demander en cuisine la composition d’un plat, potentiellement dangereux pour lui. Plus encore lorsque le serveur semble surpris par la logique de la question, lorsqu’il s’agit par exemple de vérifier qu’une pizza ne contient pas de cacahuète ! Si la réponse paraît d’abord évidente, les allergiques savent, par expérience, que certains produits peuvent en cacher d’autres ou que certaines excentricités de chefs compliquent leurs repas.

Mais la Commission européenne a pensé à eux et va désormais obliger les restaurateurs, les boulangers ou encore les vendeurs en ligne à mieux signaler les composants à risque. Quelques fins de soirée aux urgences pourraient ainsi être évitées!

Quatorze allergènes ciblés

La Commission européenne a détaillé jeudi ces nouvelles dispositions, qui entreront progressivement en vigueur à partir du 13 décembre, trois ans après leur adoption, à l’issue de bras de fer et de compromis avec l’industrie agroalimentaire. Dès ce samedi, la présence des 14 allergènes les plus habituels (arachides, lait, noix, etc.) devra être clairement indiquée dans tous les aliments, y compris pour les produits non préemballés, à charge pour les boulangers ou restaurateurs de prendre les mesures qui s’imposent dans l’année. Ce qui devrait permettre aux personnes allergiques, qui préfèrent parfois acheter un produit industriel où la composition est bien indiquée, à redécouvrir les bons produits des traiteurs ou des marchés bio.

Selon l’exécutif européen, cette réglementation doit également aider les consommateurs de l’Union à manger plus sainement, bien au delà des allergiques. Pour les biscuits ou friandises à l’huile et aux graisses «végétales», les fabricants devront préciser s’il s’agit d’huile de palme, de tournesol ou autre. Même mention obligatoire pour les ajouts d’eau ou de protéine, tandis que les «poissons» ou «viandes» reconstituées ne pourront plus faire semblant de ne pas l’être. Si certains industriels le font déjà, la réglementation européenne devrait rendre cela systématique et uniforme dans l’Union.

La présence de «nanomatériaux manufacturés» devra également être signalée, une règle censée dissiper le flou total entourant actuellement leur usage par l’industrie. Susceptibles de figurer par exemple dans des desserts chocolatés, charcuteries ou soupes, ces matériaux minuscules sont soupçonnés de pouvoir nuire à la santé humaine.

Engin de pêche utilisé, zone de capture…

Face aux contraintes de fabrication évidentes que ces dispositions entraîneraient, la filière agroalimentaire a mis la pression sur la Commission. Ce qui explique le temps d’attente entre le vote en la mise en place des mesures. La Commission a hésité à limiter cette obligation de transparence, mais le Parlement européen s’y est opposé, au nom du principe de précaution.

Cet étiquetage responsable sera poussé très loin puisqu’il concernera jusqu’à l’origine des poissons, dont les noms commerciaux et d’espèce devront être déclinés, avec leur zone de capture et l’engin de pêche utilisé. Le patriotisme alimentaire bénéficiera de l’extension aux viandes porcine, ovine, caprine et de volaille de l’indication obligatoire d’origine imposée jusque-là à la seule viande bovine.

Les mousses au chocolat ou les saucissons pourront, en revanche, rester en vente pendant encore trois ans sans étiquetage nutritionnel (valeur énergétique, teneur en sel, sucre, matières grasse). L’affichage de ces données ne deviendra obligatoire qu’au 13 décembre 2016.

Ces règles doivent s’appliquer aux ventes en ligne. Pour garantir le respect de cet arsenal, l’UE examine actuellement un renforcement des contrôles et sanctions, qui devront être «dissuasives».

 

Source: LeParisien

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2 commentaires

  1. En plus de l’affichage des allergènes, le restaurant doit également afficher d’autres types d’informations, comme les tarifs des consommations courantes, l’origine des viandes bovines, à destination des clients.

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