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Que valent vraiment ces distributeurs de nourriture au bord des routes ?

Le long des routes flamandes, des distributeurs proposant du pain, des plats préparés ou des confiseries semblent disparaître du paysage. Si les produits du boulanger bailleulois Olivier Marescaux se vendent très bien, d’autres commerçants ont abandonné la machine, pour cause de vandalisme, notamment.

Les distributeurs de pain, confiseries et plats préparés par la boucherie Terrier, rue de la Gare à Bailleul, ont disparu. Ils étaient là depuis une dizaine d’années. La famille Terrier, précurseur à l’époque, a abandonné ce service il y a quelques mois. Parce que les trois machines étaient vieillissantes et régulièrement vandalisées. Alexandre Terrier n’exclut toutefois pas de retenter l’aventure, « avec des distributeurs adaptés ».

Pour Olivier Marescaux, boulanger-pâtissier bailleulois, pas question de se séparer de ses deux distributeurs de pains. L’un, devant son magasin, rue de Lille ; l’autre, en pleine campagne, au hameau du Steent’Je. Et ça marche, très bien même. Rue de Lille, « c’est plutôt pour du dépannage », explique-t-il. S’il lui reste une poignée de pains le soir, il les met en vente dans la machine. « Il n’y a que le dimanche où je la remplis complètement et je suis sûr que le lundi matin, elle est vide. »

« Un gain de temps »

Au Steent’Je, où la mini-boulangerie trône depuis trois ans près des champs – sur la propriété du gîte de groupe du couple Gouwy –, c’est différent. « Ça fonctionne toujours aussi bien ! On y vend entre 30 et 40 pains par jour, plus des petits pains et des brioches », au même prix qu’en magasin. Mais attention, « ça prend du temps, dit-il. J’ai une vendeuse qui y va (c’est à quelques kilomètres) tous les matins à 6 h. Je repasse le midi, voir ce qui est parti. Et en fonction des restes du magasin le soir, je m’y arrête et j’en remets dedans. »

Une aubaine pour des clients comme Amélie, 38 ans, du Steent’Je. Il lui a fallu quelques secondes pour acheter son pain ce mardi midi avant de rentrer chez elle, « c’est vraiment un gain de temps ». Les clients du gîte apprécient aussi le service.

Seul bémol : la petite boulangerie décentralisée a été vandalisée une fois, il y a un an. Mais le Flamand est méfiant : « Il y avait déjà une alarme dessus donc ils n’ont pas touché au monnayeur. » Ces distributeurs achetés 1 800 € d’occasion (neufs, ils valent environ 12 000 € chacun) sont aujourd’hui, se réjouit le boulanger, « bien rentabilisés ».

Pour Françoise Thomas, de la ferme du Pont d’Achelles à Nieppe, ça roule aussi plutôt bien. Elle possède un distributeur de fruits et légumes, au bord de la route de Bailleul. « C’est un service, ça dépanne les gens. Mais si c’était à refaire, je ne le referai pas. » La machine est régulièrement détériorée et cela lui revient cher à chaque fois.

Cassé deux fois de suite

À Borre, au café Le Saint-Éloi, la gérante regrette amèrement de s’être lancée dans l’aventure du distributeur de boissons et de confiseries, installé devant le bistrot depuis quelques années. « Il a été cassé, je l’ai fait refaire, j’en ai eu pour 500 €, et ça a recommencé peu après ! », vocifère Brigitte Vermeulen. Sachant qu’avec le contournement du village, il y a moins de passage, elle a décidé d’arrêter les frais. Plus facile à dire qu’à faire. « On louait le distributeur 360 € par mois. Comme on ne veut pas continuer et que le contrat devait durer encore deux ans, on nous demande 10 000 € ! » Une procédure est même en cours avec la société de location.

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