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Le Moulin Maurice à Saint-Marc-sur-Seine est en « danger »

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L’un des tout derniers moulins familiaux de Côte-d’Or est « en danger », selon l’aveu de son propriétaire. Il s’agit du moulin Maurice, à Saint-Marc-sur-Seine, dans le Châtillonnais. Situé à une trentaine de kilomètres des sources de la Seine, le site historique, qui fabrique encore de la farine, tourne depuis le début des années 1800.

Aujourd’hui, son droit d’eau – un arrêté préfectoral de 1864 – est remis en cause. L’une de ses règles est le respect d’une hauteur d’eau que le meunier ne doit pas dépasser. C’est là que le bât blesse. Le débit de la Seine n’est plus le même, cent cinquante ans après. Cette règle n’est donc plus respectée à l’entrée du moulin hydraulique, du fait d’anciens travaux.

« Nous demandons le réajustement de notre droit d’eau, afin qu’il nous permette de continuer à travailler dans la légalité », clament Philippe et Marie-Claude Maurice, propriétaires, dans une ­pétition qui circule depuis plusieurs jours dans le Châtillonnais. Des centaines de personnes auraient déjà apporté leur soutien au moulin. Pétition ou non, ça ne change rien pour Olivier Huisman, sous-préfet de Montbard. Le représentant de l’État en nord Côte-d’Or rappelle le contexte : « Cela fait un ­moment qu’il y a des mises en demeure pour que M. Maurice baisse son vannage, car il ne respecte pas la réglementation de sa voie d’eau ».

Des riverains de Saint-Marc-sur-Seine, qui habitent au-dessus du moulin, estiment, eux, être inondés dans leurs parcelles de terrain en raison de l’activité du moulin à eau. La justice a été saisie dans cette affaire. Et le meunier pourrait perdre bien plus que de l’argent devant le tribunal. L’activité commerciale du moulin est menacée. Trois emplois sont concernés.

Un premier pas vers le chemin de la légalité

Afin d’apaiser les tensions, Philippe Maurice est prêt à baisser d’une dizaine de centimètres la vanne, qui sert à modifier le débit du cours d’eau. Mais il ne peut pas davantage : « Car sinon, le moulin n’a pas assez d’eau pour tourner ». Il s’agit d’un premier pas vers le chemin de la légalité. Le sous-préfet prend note et précise : « Il faut que M. Maurice s’inscrive dans une dynamique de modernisation de son moulin. Nous sommes prêts à l’aider, à l’accompagner. »

L’une des solutions serait de passer au tout électrique. Une option inconcevable pour le meunier : « Tourner au tout électrique alors que l’on a de l’eau, c’est impensable. Après ça, on vient nous parler d’économie d’énergie ».

Pour accompagner le ­couple, le conseil général, par le biais de son président François Sauvadet et du ­conseiller général du canton Marc Frot, le maire de Saint-Marc-sur-Seine Vincent Chauvot et l’association Hydrauxois, entre autres, suivent également le dossier de près. Tous souhaitent que le moulin puisse continuer à tourner.

Le combat ne fait que ­commencer…

 

Si vous voulez aider le Moulin Maurice n’hésitez pas à signer leur pétition disponible ici

 

Source: BienPublic.com

Site du moulin: Moulin-Maurice.com

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