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La Bretagne, terre de céréales

Dans la région, agriculture rime avec élevages de porcs, vaches laitières, volailles… Et céréales ! De la collecte à la transformation, la Bretagne abrite, en vrac, champs de blé, brasseries ou biscuiteries.

Une passion bretonne

La Bretagne, une terre de céréales ? Voyez plutôt : elles occupent plus d’un tiers de la surface agricole utilisée de la région (576 149 hectares). L’an dernier, 4,2?millions de tonnes de céréales ont été produites, de quoi placer la Bretagne au septième rang national.

Dans la région, champs de blé ou de maïs cohabitent avec les exploitations porcines, laitières ou légumières. Une évidence pour Jean-Yves Tessier. Cet agriculteur, à la fois céréalier, légumier et éleveur, est délégué de Passion céréales, une association née en 2006, dont l’objectif est de valoriser la filière. Pour lui, en Bretagne, «les céréales font partie du patrimoine ».

Climat quasi idoine

Il faut dire que la région bénéficie de bonnes conditions : pas d’hivers ou d’étés trop douloureux pour les cultures. Mais le climat océanique est à la fois un atout et un désavantage, selon Jean-Yves Tessier. « Ce climat est positif en termes de fourrage (céréales servant à nourrir les animaux) et de rendement, mais ne favorise pas la production de protéines, importantes pour les boulangers. Il faut donc les travailler génétiquement et les optimiser . »

Surtout du blé et du maïs

Sans surprise, le blé est la céréale la plus largement cultivée en Bretagne, comme dans le reste de la France. 2,2?millions de tonnes ont été produites, l’an dernier, soit près de 50 % de la production céréalière. Le maïs n’est pas en reste : 1,1?million de tonnes, suivi de l’orge (521 000 tonnes) et du triticale (croisement du blé et du seigle, 350 000 tonnes).

Et le bio ? Il reste encore marginal dans la région : 2 % des surfaces de céréales. Mais certaines cultures y ont un coup à jouer. C’est le cas du blé noir, le sarrasin, symbole breton (voir ci-dessous).

Céréaliers, biscuitiers, animaux…

Dans la première région agroalimentaire de France, de la collecte à la transformation, la filière céréalière emploie près de 34 700 personnes, selon Passion céréales.

D’un côté de la chaîne, la production de céréales, de l’autre, la transformation. Meuniers, biscuiteries, boulangeries, distilleries et brasseries… Les acteurs sont nombreux.

Mais le premier d’entre eux est le secteur de la nutrition animale. En Bretagne, il consomme 4,37?millions de tonnes de céréales chaque année. Dont une bonne partie est importée, le grenier breton ne pouvant alimenter toutes les filières.

La Bretagne a beau être une terre de céréales, elle n’est pas autosuffisante. Le faudrait-il, d’ailleurs ? « Ce n’est pas envisageable, commente Jean-Yves Tessier. Pas dans une région d’élevage, où le secteur de l’alimentation animale est le premier consommateur de céréales. »

 

Source: Ouest-France.fr

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